LA BANDEROLLE SUR NOTRE BATIMENT

LA BANDEROLLE SUR NOTRE BATIMENT
Le personnel est toujours auusi déterminé à se battre contre la décision de France Télécom de fermer le site.
Pendant les vacances les actions continuent.

Une délégation du personnel, accompagné par un représentant CGT du CESR (Comité Economique et Social Régional) sera reçu le 31 juillet à Brest par le président de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian.

# Posté le mercredi 18 juillet 2007 17:32

LETTRE DE MARYLISE LE BRANCHU (DEPUTEE) ET FRANCOIS MARC (SENATEUR) AU PRESIDENT DE FRANCE TELECOM

LETTRE DE MARYLISE LE BRANCHU (DEPUTEE) ET FRANCOIS MARC (SENATEUR) AU PRESIDENT DE FRANCE TELECOM


Marylise LEBRANCHU
Questeure Députée du Finistère


François MARC
Sénateur du
Finistère



Morlaix, le 4 juillet 2007



Monsieur le Président Directeur général,

Lors du Comité d'entreprise du 28 juin 2007, vos services ont présenté le projet de fermeture du centre de Morlaix et le transfert des 28 salariés vers le centre de Brest.

Interpellés par les représentants du personnel de ce centre, nous souhaiterions obtenir dans des délais brefs des compléments d'analyse et d'explications quant à ce projet de fermeture.

En effet, il ne semble pas très rationnel économiquement parlant de fermer un plateau technique pour concentrer 70 à 80 personnels sur le plateau technique brestois. Le taux d'encadrement restera le même, les couts immobiliers seront plus importants à Brest qu'à Morlaix au regard du coût du foncier et généreront des difficultés de gestion des ressources humaines, car des salariés à qui on augmente la distance domicile-travail sont des salariés en situation de stress, de fatigue important sans parler du coût financier personnel conséquent.

Le bâtiment actuellement utilisé par vos services à Morlaix pourrait voir l'arrivée de 70 à 80 collaborateurs supplémentaires en cas de volonté d'extension de vos activités en Finistère. Par ailleurs, la mise en vente de ce bâtiment semble peu aisée.

Nous savons que votre souci ne peut être celui de l'aménagement du territoire. Il n'empêche que par le biais du pôle Images et réseaux vous savez être un partenaire des collectivités locales et vous connaissez maintenant la spécificité bretonne et son maillage urbain unique. Dans cette région qui voit naître une bonne partie de vos projets de dématérialisation et de numérisation des télécommunications, pourquoi ne pas montrer que le progrès technique n'est pas obligatoirement synonyme de régression pour les citoyens ? Une entreprise est aussi un acteur citoyen, un acteur territorial. On ne peut demander des soutiens des collectivités pour bâtir l'avenir et laisser les collectivités gérer les situations de drames humains consécutifs à une fermeture de site. La recherche de la concentration pour la concentration est un projet à court terme car il induit ensuite des difficultés de transport, de foncier, de coût de la vie qu'une entreprise comme la vôtre essaye d'éviter en prônant le développement des TIC rendant accessible le travail à distance au plus grand nombre. Pourquoi ne pas donner l'exemple en la matière ?

En l'état actuel de nos informations, le choix de fermer ce site semble relever uniquement d'un objectif financier visant à réduire les dépenses et conduire les salariés au départ de l'entreprise. Pour une entreprise qui s'est développée grâce au soutien de la puissance publique et qui rassemble encore aujourd'hui dans son capital un actionnariat public important, nous ne croyons pas qu'il soit acceptable de laisser faire. Vous voudrez bien porter à notre connaissance les éléments de réponse en votre possession. Nous nous tenons à votre disposition pour travailler avec vous à l'élaboration d'un scénario préservant autant les intérêts économiques de votre entreprise que l'avenir du centre de Morlaix et son développement.

Dans l'attente de vous lire ou de vous rencontrer, veuillez recevoir Monsieur le Directeur général, nos sentiments les meilleurs.






Marylise LEBRANCHU
Députée du Finistère
1ère Vice-Présidente de la Région Bretagne

François MARC
Sénateur du Finistère
1er Vice-président du Conseil général du Finistère






Didier LOMBARD
Président Directeur Général France Telecom
6, place d'Alleray
75505 Paris Cedex 15


Copie : Renan L'HELGOUAC'H, directeur régional
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# Posté le mardi 17 juillet 2007 15:47

Menaces de la direction suite à la visite du président de la communauté de commune au 1013/1015

Menaces de la direction suite à la visite du président de la communauté de commune au 1013/1015

La direction dans une note rappelant la soit disant politique en matière de sécurité et prétextant le "plan vigie pirate rouge" constate que le 11 juillet après-midi la présence de personnes étrangères au service
(le président de la communauté de commune Yvon Hervé appréciera d'être considéré comme un terroriste potentiel ainsi que les journalistes du Télégramme et de l'Ouest France)
La direction rappelle ensuite dans cette note à tout le personnel que cela est considéré comme une faute professionnelle passible de sanctions .

Nous avons là une direction qui frise le ridicule pour ne pas dire plus.

Le personnel de Morlaix est plus que jamais déterminé à se battre pour le maintien de son emploi sur site!!!


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# Posté le lundi 16 juillet 2007 16:06

Intervention auprès de la communauté de commune de Morlaix







Mesdames, Messieurs

Représentant syndical CGT, j'interviens dans votre Assemblée ce soir, au nom du personnel France Telecom de Morlaix, pour vous informer du projet de fermeture du plateau d'appel téléphonique 10-13 10-15 avec toutes les conséquences qui en découlent pour nous salariés et nos familles, mais également pour l'économie locale.

Même si nous savions que des menaces pesaient sur les très petits sites de moins de 10 salariés comme Châteaubriant, c'est avec surprise mais aussi avec un sentiment de profonde injustice que nous avons appris par nos élus CGT que la fermeture du site de l'Unité Assistance par Téléphone de Morlaix était inscrite à l'ordre du jour du CE de la Direction Territoriale Ouest devant se tenir le 28 juin 2007 à Rennes.

Notre révolte s'est encore amplifiée quand nous avons pris connaissance des « propositions de reclassement » de la Direction qui tiennent en 1 seul mot « délocalisation » sur Brest pour suivre notre travail ou sur Guingamp pour quelques salariés avec un changement de métier.

Concrètement cela signifie dans tous les cas de figure, un temps de trajet d'une heure le matin et d'une heure le soir aux heures de pointe si nous choisissons la voiture et bien plus si nous optons pour les transports en commun train+ bus pour Brest. Le retour est même impossible le soir quand nous aurons des services qui finissent à 20h. En effet France Telecom a eu le culot de nous faire savoir que nos horaires ne seraient pas aménagés.

Les 120 kilomètres journaliers, parfois 6 jours par semaine, cela représente au moins 1/3 de notre salaire mensuel qui part en frais de déplacement ( carburant, entretien et usure du véhicule)

Alors travailler plus pour gagner moins, nous ne sommes pas d'accord !!!

Mais allez-vous me dire, France Telecom est peut être en difficulté financière ? Rappelons qu'en 2006, 3,2 milliards d'euros ont été distribués sous forme de dividendes aux actionnaires soit + 20% par action par rapport à 2005. Le Cash Flow attendu en 2007 et en 2008 est de 7 milliards d'euros.

Le directeur exécutif de France Telecom Louis Pierre Wenes déclarait le 31 mai 2007 à un journaliste qui s'inquiétait de la réussite du plan de suppression de 22 000 emplois à France Telecom : « nous n'aurons pas de problème pour trouver des volontaires au départ entre les moyens que l'on met à la disposition des gens et la pression qui monte sur la mobilité interne . Il leur faut comprendre qu'ils doivent faire un travail utile à l'entreprise sinon ça ne peut pas durer »

Propos indécents de la part d'un dirigeant qui n'a rejoint France Telecom qu'en 2003, alors que la majorité d'entre nous a 30 ans dans cette entreprise que nous avons bâtie avec bien souvent un passage de plusieurs années à Paris et surtout plusieurs changements de métiers .

Cette pression interne à la mobilité nous la ressentons vraiment et nous craignons que pour certains d'entre nous elle soit vraiment insupportable (dépressions, suicides ?)

Qui accepterait de perdre 1/3 de son salaire pour faire 2h de trajet-travail par jour soit une amplitude de 11 heures avec des horaires tardifs de fin de travail ( 20h) Ce temps de trajet-travail c'est + 10h/semaine soit + 40h/mois et l'équivalent de 55jours/an ?

Si ce projet devait aller jusqu 'à son terme nous accusons France Telecom de toutes les conséquences qui pourraient être rattachées à ce choix inhumain.

Le jeudi 5 juillet 2007, avec les salariés des autres sites de l'Ouest touchés par la même décision de fermeture, nous avons interrompu pendant plusieurs heures le CE à Rennes pour exprimer notre refus de partir de Morlaix.

La Direction s'est engagée à ouvrir des négociations avec les organisations syndicales et à ne pas continuer cet été le processus d'information consultation du CE.

C'est un premier pas, mais nous avons également besoin de votre soutien, de celui de tous nos élus locaux, régionaux, nationaux.
En effet notre problème concerne l'ensemble de la société en terme d'aménagement du territoire, d'environnement et de politique sociale.

Le travail que nous effectuons aujourd'hui à Morlaix peut continuer à être exercé à Morlaix et même être renforcé si France Telecom réintégrait tous les appels aujourd'hui sous-traités en France mais également au Maroc et en Tunisie avec une qualité de service déplorable.

C'est un travail qui peut être exercé à distance et au lieu de cela, France Telecom va jeter sur les routes des centaines de salariés, contribuant ainsi à une augmentation de l'effet de serre.

Qui doit rappeler à France Télécom, avec pour actionnaire principal l'Etat, ses devoirs d'entreprise « citoyenne » qui dit vouloir s'engager vers le développement durable ?

Même si France Telecom évite soigneusement d'évoquer le déménagement des salariés, il faut bien comprendre que la majorité d'entre nous aura du mal à supporter physiquement et financièrement cette situation pendant une dizaine d'années.

C'est donc à terme 28 familles qui risquent de devoir quitter le bassin d'emploi et le pays de Morlaix et on peut craindre sérieusement pour le reste des emplois de France Telecom sur Morlaix

Alors ensemble essayons de stopper cet engrenage


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# Posté le lundi 16 juillet 2007 15:30