Morlaix, le 9 juillet 2008
Monsieur Didier LOMBARD Président Directeur Général
France Télécom
6, Place d'Alleray
75505 PARIS Cedex 15
Monsieur le Président Directeur Général,
Dans notre courrier en date du 24 avril 2008, je vous faisais part de notre souhait de conserver votre antenne de France Télécom sur Morlaix.
Les arguments développés mettaient clairement en évidence que nous avons des intérêts communs dans le maintien de ce site. Depuis cette date, nos contacts locaux commerciaux ainsi que votre Directeur Régional, sont restés particulièrement insensibles. La fermeture du site de Morlaix et le transfert de celui-ci sur le site de Brest ont été confirmés.
Chaque membre du personnel a donc reçu une lettre de M. Denis Gillé, Directeur de l'UATO, en date du 26 mai, lui indiquant une mutation au plus tard le 1er septembre 2008.
Pourtant, le centre de Morlaix est, selon vos classements TRTC, classé au niveau de la qualité de ses interventions et du rappel client respectivement 3ème et 7éme sur 102 centres hors SAFT. Or, vous savez bien que ces qualités ne seront pas automatiquement transférées, ce qui revient à accepter de dégrader volontairement un service client. Cette logique contre productive est d'autant plus étonnante et même alarmante que d'autres situations présentées comme inéluctables, à Montauban par exemple, ont été revues et reanalysées à la lumière du double intérêt de l'entreprise et de la collectivité.
Qu'il s'agisse de vos indicateurs NPS Front (2ème score National pour Morlaix), du challenge DATH 2008 T1, tous indiquent une excellente performance de Morlaix. Décider dans un tel contexte de déplacer les personnels sans mesurer les conséquences tant pour les familles, l'économie locale que pour le « dynamisme » la « confiance » , la « responsabilité », l' « audace » de votre entreprise, toutes valeurs que vous revendiquez, semble incompréhensible et surtout aller à l'encontre de vos propres intérêts.
Il est encore possible d'adopter une position plus constructive et je ne doute pas qu'un temps de réflexion et de négociation soit encore envisageable.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président Directeur Général, mes salutations les plus distinguées.
Agnès LE BRUN,
Maire,
Conseillère Générale du Finistère.